La Chine, byebye!
Un de mes principes de voyageur, c’est: quand on est bien quelque part, on y reste longtemps et on y revient et si on n’est pas bien on s’en va au plus vite. En Chine on y est restés seulement 2 semaines. Pourquoi?
On ne s’est pas sentis bien reçus en Chine. Il y a trop de monde et très peu de touristes Occidentaux. Il y a beaucoup de touristes asiatiques. Les quelques Occidentaux qu’on a rencontrés étaient de commerçants, (comme le marchand d’épices du marché Jean Talon par exemple), quelques professeurs d’anglais ou de français, ou des gens qui voyageaient avec chauffeur privé et interprète chinois. Nous avons rencontrés aussi quelques voyageurs comme nous qui sortaient vite et déçus comme nous.
Les Chinois parlent fort mais ce n’est pas méchant. Ils crachent partout; à tous les 5 minutes, notre chauffeur d’autobus crachait par sa fenêtre. Ils ne disent jamais merci. Ils ont la baboune. Ils ne parlent que le Chinois. Quand ils ne comprennent ce que l’on veut, ils nous envoient promener rapidement sans chercher à nous comprendre. On ne se sent pas accueillis. On se sent regardés comme si nous étions l’attraction touristique. J’arrive au petit magasin du coin pour acheter une bouteille d’eau et la jeune serveuse appelle son petit frère pour qu’il vienne me voir. On marche dans la rue et tout le monde nous regarde et aussitôt qu’on les regarde, on les voit détourner les yeux rapidement au lieu de nous saluer comme les gens du Myanmar ou du Laos qui eux nous disent toujours bonjour avec leurs beaux sourires.
Les Chinois ont des moeurs très libertines. À notre arrivée, nous louons une chambre dans un hôtel à même le terminus. À peine une demi-heure après être installés dans la chambre, une très jolie chinoise frappe à la porte. Je la regarde d’un oeil interrogateur et, avec les gestes appropriés, elle me dit: « Massage, amor ». Je vous laisse deviner ma réponse. Dans chaque chambre, il y a des préservatifs dans la chambre de bain. Le lit sans la poupée de luxe.
Les Chinois mangent mal: du riz et des nouilles... De riz. Dans un restaurant, Diane commande un poulet à la planche. Ils apportent une assiette chaude sur une planche. Dans cette assiette, il y a à peu près tout ce que l’on jette après avoir bien désossé un poulet: le cou, les bouts d’ailes, le croquant, etc. Tout ça coupé en morceaux et servi avec quelques légumes dans une sauce brun foncée qui avait l’air d’avoir été faite avec la graisse du poulet et le brulé qu’on a gratté dans le fond des poêlons. Ce n’était pas mangeable, même pas les légumes. J’ai eu envie de jeter tout ça par terre. Personne n’aurait été surpris car dans les restaurants de cette ville, les Chinois jettent tout parterre. Même les serveuses en nettoyant les tables jettent tout par terre. Il y a une femme de ménage qui passe ensuite pour ramasser avec le balai. Les planchers sont tout glissants, pleins d’huile. Bien sûr, il y a des restaurants où on mange bien mais il faut les chercher et chercher sur leur menu... qui est écrit en chinois.
Je crois qu’ils ont évolué trop vite. Ils détruisent des quartiers entiers pour construire d’immenses buildings. Il y aurait tellement de spéculation sur les blocs appartements qu’ils sont vendus 2 ou 3 fois avant même d’être construits. On s’est promené le soir en taxi à travers une multitude de ces blocs de 15 à 20 étages contenant plus de 150 appartements chacun. Diane m’a fait remarquer que très peu d’appartements étaient éclairés. Un reportage à la TV disait que seulement 1 appartement sur 3 était habité et les promoteurs continuaient à détruire pour construire et revendre.
Par contre, les toilettes publiques sont encore comme il y a 50 ans. Dans les terminus, c’est un dalot comme celui dans l’étable en arrière des vaches, un peu moins large et plus profond, une vingtaine de pieds de long, et les gens s’installent un pied de chaque coté. Heureusement, il y a des cloisons pour ne pas voir les fesses de la personne en face. Mais quand tu rentres pour aller faire tes besoins, tu vois le profil des fesses de tout le monde. Et le pire, c’est que le caca reste là. Ils nettoient probablement 2 fois par jour comme on faisait à l’étable.
Il y a de belles choses en Chine aussi. Nous avons beaucoup aimé notre séjour de 4 jours à Janshui, une des plus belles villes du Sud Ouest. Le guesthouse où nous logions était très accueillant. C’est une ville que l’on a rénové en préservant le style antique, très joli. Ce fut l’exception qui a confirmé la règle.
Il y a de belles choses en Chine aussi mais c’est bourré de touristes Chinois. En plus il fait froid et les gens sont froids. On se sent de trop. Il y a de bien belles choses ailleurs aussi où on se sent très bien accueillis. On décide donc, après deux semaines d’efforts, de retourner au Laos pour une 3ème fois. Faut dire que l’on aime beaucoup.
Diane me dit de ne pas être trop négatif parce qu’il y en a qui vont dire qu’on ne sait pas voyager. OK d’abord, un peu de statistiques.
Il y a trop de monde en Chine: La population de la Chine (1 360 612 968) est environ 40 fois celle du Canada (33 487 208) qui est un peu plus grand. Ça veut dire que pour avoir une idée de la densité de population en Chine, multipliez par 40 la population de votre municipalité ou province. Ça veut dire que si vous ajoutez dans la province de Québec (7 800 000) toute la population des États-Unis (307 212 123) vous aurez dans notre belle province une densité de population semblable à celle de la Chine.
C’est fou, c’est capoté. J’ai l’impression que ça ne peut plus durer longtemps. Le presto va sauter bientôt. Et quand ça va éclater...
De retour au Laos, Louang Namtha. Un beau petit guesthouse. Les gens nous accueillent avec de beaux grands sourires. Communication facile. Paisible. Les gens parlent doucement, poliment, disent merci quand on paye, etc. On se sent bien, on y revient.
Adrien
lundi 1 mars 2010
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